Processus menant a l'addiction

II /PROCESSUS MENANT A L'ADDICTION

 


 

A/ Les symptômes de l‘addiction aux jeux vidéo


Tout d’abord qu’est-ce que l’addiction ?


 L’addiction désigne l’asservissement d’un sujet à une substance ou a une activité dont il a contracté l’habitude par un usage plus ou moins répété.

 

Comment reconnaître les symptômes d’une addiction aux jeux vidéo ?


Il existe de nombreux critères d’addiction comme le montre Aviel Goodman, psychiatre américain reconnu dans le domaine de l’addiction aux jeux vidéo.

Selon lui, les véritables addicts auraient des périodes de crises durant lesquelles ils ne pourraient plus se contrôler et auraient les symptômes suivants :

 

  • Impossibilité pour le joueur de résister à l’impulsion provoquée par le jeu vidéo.
  • Sensation de tension augmentant durant la période qui précède le début du jeu.
  • Soulagement ou sensation de plaisir durant la période de jeu.
  • Perte de contrôle dès le début de la crise.
  • Présence d'au moins cinq des huit critères suivants :

 

  1. Monopolisation de la pensée du joueur par le jeu auquel il est addict.
  2. Intensité et durée des temps de jeu plus importants que souhaités à l'origine.
  3. Nombreuses tentatives pour réduire ou contrôler le temps de jeu.
  4. Temps important passé à réfléchir au jeu ou à s’en remettre une fois la période de jeu terminée.
  5. L'engagement dans le comportement est tel que la personne ne peut plus accomplir des gestes élémentaires (se laver, se nourrir) et le conduit vers un désinvestissement social, professionnel et familial.
  6. Survenue fréquente des crises lorsque le sujet doit accomplir des obligations professionnelles, familiales ou sociales.
  7. Poursuite du comportement malgré l'aggravation des problèmes sociaux et en dépit de la connaissance des conséquences négatives.
  8. Tolérance marquée, c'est-à-dire besoin d'augmenter l'intensité ou la fréquence pour obtenir l'effet désiré, ou diminution de l'effet procuré par un comportement de même intensité.

 

 

 B/Temps de consommation menant à l’addiction:

 

On distingue chez un joueur, différents modes de consommation du plus au moins important :

 

-La consommation occasionnelle

-La consommation régulière

-La conduite addictive

-La conduite abusive ou excessive

-La dépendance

 

 

a/ La consommation occasionnelle

C’est la consommation dite normale d’un joueur, il n’y joue pas régulièrement , il n’y a pas d’abus et pas de dépendance.

Le joueur fait quelques parties de temps en temps, pas forcément tous les jours et peut très facilement s’en passer durant une semaine ou plus sans ressentir de manque. Il s'amuse en jouant mais peut s'arrêter facilement. Il joue le plus souvent en ligne ou avec des amis, plus rarement seul. Les jeux vidéo ne sont pas son loisir préféré. Il s'agit le plus souvent de jeux d'arcade, de jeux de combat, de jeux de simulation ou de plate-forme. Ce sont des jeux dont les parties ne durent pas très longtemps et que l'on peut arrêter à chaque instant.

 

 

b/La consommation régulière

Ici le joueur joue quotidiennement parfois plusieurs heures par jours mais peut arrêter rapidement sans ressentir de manque .Les jeux vidéo sont un de ses passe temps préférés au même titre que le sport ou la lecture. Il garde cependant  un contrôle sur son activité extérieure. Malgré une consommation importante en termes de quantité, cela n’a rien d’anormal ou d’inquiétant pour le joueur.

 

 

c/ La conduite addictive

La conduite addictive est caractérisée par l’impossibilité de contrôler son comportement face à sa consommation de jeux vidéo. Avec un usage répété et prolongé, une habitude peut se créer provoquant une sorte d’asservissement du sujet à cette activité.

Comme pour l’addiction aux drogues, il y a une explication psychique à l’addiction aux jeux vidéo qui peut être due à une libération d’endorphine provoquée par le plaisir dû à cette activité.

 

 

d) La conduite abusive ou excessive

Elle se caractérise par la surconsommation de jeux vidéo au niveau du nombre d’heures de jeux qui varie entre 1 et plusieurs heures par jour. A ce stade, le joueur n’est pas dépendant mais la surconsommation de jeux peut alors entraîner des problèmes relationnels, familiaux et même physiques pour l’individu.

On ne peut pas dire précisément à partir de combien d’heures de jeu par jour ou par semaine il y a une surconsommation puisqu’il n’y a pas de limite fixée. Bien sûr, tout le monde a droit à des excès surtout les adolescents, mais à un certain stade où il n’y a plus d’échanges avec les autres et un renfermement sur soi, la vie sociale et familiale de l’individu peut être menacée.

 

 

e) La dépendance

Elle correspond au stade ultime de la surconsommation : celle ou le joueur fait passer ses activités vitales après les jeux vidéo sur lesquels il concentre toute son attention

Dans la vraie dépendance, l’individu est perturbé au niveau  social, intellectuel et affectif par rapport aux gens qui sont autour de lui.

A ce stade, la dépendance se décline sous 2 formes :

-La première forme est la dépendance psychique : Elle est caractérisée par un désir insistant et persistant de jouer qui peut parfois se traduire par des manifestations nerveuses.

 L'individu ressent un malaise à ne pas jouer aux jeux vidéo qui se traduit souvent par des impulsions l’obligeant à jouer.

 Et inversement il ressent une satisfaction, un bien être et rentre dans un état de soulagement lorsqu’il peut enfin jouer.

-La seconde forme est la dépendance physique : Elle est caractérisée par l’adaptation de notre organisme à des manifestations de troubles physiques lorsque l’on suspend ou empêche l’individu de jouer aux jeux vidéo.

On peut donc parler de réelle dépendance aux jeux vidéo, avec apparition d'une dépendance psychique et perturbation de tout le fonctionnement du joueur, au niveau intellectuel, relationnel, affectif, social, professionnel, scolaire.

 

C/ Les effets négatifs/positifs sur l'organisme

 

A partir du stade de conduite addictive comme expliqué ci-dessus, le sujet peut ressentir des effets négatifs sur son organisme tels que :

 

- L'insomnie :

C'est le problème le plus courant des personnes abusant des écrans en général. Suite à une libération d'endorphine dans le cerveau au début du jeu qui va progressivement diminuer, le cerveau de l'individu va, au moment de s'endormir, ressentir un manque de cette substance et chercher à en générer,ceci créant une insomnie.

 

-La crise de nerfs : Dans l'impossibilité de jouer et toujours en manque d'endorphine, l'individu développera des crises de nerfs et de fortes montées de tension.

 

Mais il peut également y avoir des retombés positives comme par exemple :


-L'amélioration de l'accuité viuelle : A force de rester concentrés sur un écran les yeux vont obtenir des capacités visuelles supérieures aux personnes qui ne jouent pas (meilleures notes aux test d'accuité, possibilité de lire des textes écrits plus petits et meilleure vision des contrastes)

Ces amélioration de la vision sont effectives aux bout d'une quinzaine d'heures de jeu et dure pendant environ deux ans même sans rejouer aux jeux vidéo entre temps !


-développement du cerveau : notament grâce aux jeux de guerre, le cerveau ce développe sur certains point beaucoup plus rapidement que la plupart des individus.

Cela permet les améliorations suivantes : augmentation de la capacité a prendre des décisions rapides, aide a la concentration. Certains jeux aideraient même a développer la créativité des enfants .


-utilisation thérapeutique : L'équipe de Denis Levi de l'universitée de californie a montré que, utilisé en rééducation de l'amblyopie (déficit visuel d'un oeil) les jeux vidéo sont 5x plus efficaces que la rééducation classique.

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